samedi 8 septembre 2012

A la découverte du sentier Molokoï !

Coucou les copains, amis, famille, qui vous demandez avec angoisse comment s'en sortent 3 illacais "perdus au fin fond de la Guyane". Eh bien, on est toujours vivants ! Si, si !

Voici une petite reconstitution de notre aventure de ce week end (18 et 19 août 2012) où nous sommes partis à la découverte du sentier Molokoï.

Au programme : 18 kms de sentier en plein cœur de la forêt primaire avec baignade dans une crique et nuit dans un carbet. 


On est arrivés crevés, courbatus, boueux, mais super contents de l'avoir fait ! 
Le premier jour nous avons marché 7 heures (depuis "l'auberge des orpailleurs" jusqu'au carbet) et le lendemain 5 heures (du carbet à Cacao). 
En résumé, le sentier Molokoï ce sont des arbres magnifiques :









Cet arbre doit faire à sa base environ 6 m de diamètre !

  




Le Molokoï c'est aussi : "du mois de septembre au mois... d'août, ...

il faut des bottes en caoutchouc..., 
pour patauger dans la gadoue, la gadoue, la gadoue......" !!!!






Ce sont aussi de magnifiques criques (cours d'eau) :  




Au début, on traverse sur les troncs pour ne pas se salir et rester sec ...






... et très vite on comprend que cela ne sert, alors on patauge allègrement.





Et tout particulièrement le premier soir où c'est un vrai bonheur après 7 heures de marche, de se laver (avec du savon bio évidemment) dans la crique. Je vous jure que quand on arrive à la rivière, on PUE, OUI même nous les filles qui d'habitude sommes des roses. Je ne savais même pas que je pouvais puer autant (comme quoi on en découvre tous les jours !). Je vous laisse imaginer ce que sentaient les hommes. 
C'est là qu'on réalise vraiment que les humains sont des mammifères comme les autres (C'était la minute philosophique !)



Notre première nuit en hamac ! 

Mes deux hommes ont très bien dormi. 
Il faut dire que je leur ai laissé les 2 super hamacs 2 places et que j'ai pris le tout petit 1 place. J'ai très peu dormi (c'est beau le don de sois !). 
Si vous voulez faire le sentier, pensez à porter un duvet car la nuit il fait très froid et s'habiller chaudement ne suffit pas (dommage pour moi !). Les moustiquaires étaient surtout là pour se protéger le cas échéant des chauves souris ou des araignées. Il n'y a pas de moustiques (en tous cas, ce soir là). Ben oui, les moustiques ça pique les hommes et en forêt, y'a pas d'humains donc pas de moustiques -à moins que ce ne soit l'odeur, va savoir !-)






Après une bonne nuit de sommeil, on range et on repart



Meuh non.... ce ne sont pas des orpailleurs. C’est juste Jolan et Jean Fran à la pause casse croute. Quand on voit leur tête on se dit que la forêt quand même ça peut faire des ravages !




Enfin le bout du chemin ! 
Admirez au passage la magnifique couleur rouge de la latélite (minute géologie !)


Le bonheur, c’est l'arrivée le dimanche matin (il faut donc partir le samedi sinon ça ne marche pas !) au village de cacao pendant le marché et de pouvoir déguster une délicieuse soupe chinoise, des nems, des samossas,…. Eh oui, Cacao est un village habité par le peuple Hmong qui a quitté le Laos en 1977. On se croirait en Asie, dépaysement garanti !


J’en entends qui disent « est-ce que vous avez vu des bestioles bizarres ? » A part celles que vous avez déjà aperçues sur ces photos ;-)), nous avons entendu tout le long du chemin les cris d'oiseaux, à ma grande joie mais à la déception de Jolan nous n’avons pas vu de serpents. 

Par contre, nous avons vu une énorme mygale ! 





Ok, ok ! Elle était morte ! N'empêche qu'elle était grosse !Ca reste quand même impressionnant ! ;-)

Voila, c'est fini ! On est arrivés creuvés, courbatus, boueux mais ....contents ! 

Admirez au passage la largeur du tronc derrière Jolan ! (si si, il prend toute la largeur de a photo!).





Vous voulez faire le sentier Molokoï ?

Les petits conseils de tatie Karine :
·        Vous l’avez compris, il faut être sportif et aimer la nature.
·     Il pleut très souvent dans les « montagnes » de cacao et ici, quand il pleut, il pleut. Le petit conseil : emballer ses affaires à l’intérieur du sac à dos, dans des poches en plastique parce que la pluie traverse. Une bâche extérieure qui protège le sac ne suffit pas et c’est bien agréable de dormir au sec. Vous me remercierez, vous verrez. 
·    Avec l’humidité dans la forêt, on perd énormément d’eau, il faut donc apporter des bouteilles d’eau. Vous pourrez, au carbet, remplir vos bouteilles avec l’eau de la rivière et la dose adaptée de micropur. J’ai eu une gastro , je ne sais pas si c’est ça ! Allez je rigole ! ;-))
·     Porter des vêtements secs de rechange pour la nuit et le lendemain car on arrive trempés de sueur et on pue !
·     Prévoir un duvet pour la nuit. Des vêtements chauds ne suffisent pas. Je me suis gelée toute la nuit !
·     Amener ses tongs, le soir au carbet, c’est bien sympa d’avoir les pieds au sec avant de remettre ses chaussures toujours trempées le lendemain matin.
Amener un enfant ? nous l'avons fait car nous l'avions déjà testé sur des chemins de randonnée. Il faut être sûr de l'envie et des capacités de son enfant, pour ne pas que cette super aventure se transforme en grosse galère !

Cette ballade se fait plutôt dans le sens "auberge des orpailleurs"-cacao de manière à finir sur une forte descente au lieu de commencer par une forte montée ! (359 m de dénivelé tout de même !)? 
Le sentier est assez bien balisé. Nous avons hésité à un seul moment. Dans ce cas, une personne reste sur le chemin au niveau de la dernière marque et les autres partent à la recherche de la prochaine (pratique pour éviter de se perdre ! Non, si on est tout seul, cela ne marche pas. C'est ballot !

1 commentaire:

  1. comment ca personne n'a mis de commentaires .... ils doivent tous être scotchés par vos aventures et restent bouches bée devant l'ordi ne sachant plus quoi dire !!
    bravo pour les reportages Karine et merci de m'avoir enfin donné la possibilité d'y accéder !
    a bientot pour de nouvelles aventures ???
    bises à tous les 3

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